Cette rubrique des transports est, sans aucun doute, l’une des plus importantes de ce photoreportage car la variété des moyens de locomotion est très grande en Thaïlande. En fait, tous les moyens possibles sont à la disposition des voyageurs, petits ou grands trajets, urbains ou pour de longues distances.
Comme partout serait-on tenté de dire ; oui sauf que…
Le transport en bateau est loin d’être anecdotique et Bangkok utilise très largement la navigation pour tenter de désengorger les artères d’une capitale saturée. Que ce soit sur le fleuve, le « Chao Phraya », ou sur les « klongs » (canaux), les bateaux-autobus se succèdent et se croisent à un rythme de folie notamment aux heures de pointe.
Métros ultramodernes, aériens ou souterrains, complètent largement une circulation de surface plus conventionnelle avec ses voitures particulières, ses bus (souvent hors d’âge) ses taxis et ses fameux « tuk-tuks ».
Si l’usage du tricycle motorisé n’est pas réservé qu’à la Thaïlande, son utilisation dans ce pays est monnaie courante et il est bien rare d’attendre plus de cinq minutes au bord de la rue avant que ne se présente un de ces engins pétaradants, passe-partout et se faufilant avec rapidité et dextérité entre les flots d’une circulation engluée.
Certes, parfois il est préférable de fermer les yeux quand le pilote oublie de rouler à gauche, se soucie peu des feux rouges et fait fi des règles élémentaires de la prudence !
Cet engin, parfois décoré à outrance, tient son nom de son klaxon au son très particulier… tuk tuk.
Oublions volontairement l’avion et ses dessertes vers les principales villes du pays, préférons l’autocar de ligne avec tout le confort, hôtesse servant les repas ou alors le taxi « longue distance » qui, pour un prix raisonnable, vous donnera le confort avec visionnage du programme de votre choix que le chauffeur n’oubliera pas de vous demander de choisir avant le départ.
Comme vous le constaterez sur quelques clichés, certains autocars sont décorés avec excès, pourvus d’une sono digne d’un concert du 14 juillet. Ils sont généralement réservés aux touristes Chinois et Japonais très friands de ce genre de choses !
Le train existe aussi en Thaïlande et s’il ne passe pas partout il est globalement fiable, part à l’heure et arrive… quand il peut ! Le handicap principal du rail dans ce pays réside essentiellement dans le fait que les trains circulent sur des voies uniques. Il suffit qu’un croisement de deux convois en gare prenne du retard pour que votre fiche horaire devienne caduque. Mais en Thaïlande, il ne viendrait à personne l’idée d’aller grogner à l’arrivée !
Voyager en train vous permet de remonter le temps. Le matériel est vétuste mais propre, il correspond sensiblement aux matériels utilisés en France dans les années 50/60. Dans le train de nuit, le service est irréprochable. Dîner varié et chaud servi dans le compartiment couchette par une hôtesse. Draps, couverture, oreiller et, le lendemain matin, petit déjeuner continental copieux… Un plaisir qu’il faut tester absolument.
A ne pas rater, c’est le train « spécial » (uniquement en fin de semaine) qui vous fera passer sur le très mythique « pont de la rivière Kwaï ». Désormais il n’est plus tracté par une locomotive à vapeur, comme il y a encore peu de temps, mais par un vieux diésel poussif et particulièrement polluant. Au retour, passage obligé au cimetière militaire où reposent les très nombreux soldats anglo-saxons ayant perdu la vie dans ce triste épisode de la dernière guerre mondiale. (voir rubrique « divers »)
Restons sur les rails avec ceux du métro de la capitale. Deux compagnies se partagent la gestion du métro, l’une pour le souterrain et l’autre pour l’aérien. Détail amusant, quand les lignes se croisent, la même station (correspondance) ne porte pas le même nom ! Au début ça bloque un peu puis on s’y fait très bien.
Bondées aux heures de pointes, les rames sont très nombreuses. Pas de pagaille sur le quai, chacun respectant les marquages au sol indiquant la sortie du wagon et les entrées. Une discipline que pourraient prendre en exemple quelques uns de nos concitoyens !
Enfin, pour terminer sur le chapitre « transports », il était impossible de passer sous silence les bateaux. Ceux qui relient le continent et les îles. Deux catégories : les récents catamarans qui sautent au-dessus des vagues. Pour ceux là, rien à dire, ils allient confort, modernisme, rapidité et sécurité. Puis le bateau de nuit, moitié cargo moitié transport de passagers, chargé au maximum et qui vous donne d’abord le regret d’avoir acheté le billet (pas cher) puis l’envie de mettre la brassière de sauvetage à peine monté à bord !
Pour cette nuit de navigation en pleine mer, dans votre cabine individuelle de 63 couchettes (photos), vous ne verrez jamais un marin. Ils dorment après avoir tout chargé à la main et en prévision du déchargement dès l’arrivée. Pas plus que vous n’aurez d’explications sur les raisons des deux arrêts intempestifs du moteur en pleine mer, suivis de deux redémarrages… ouf !
Mais bien heureux de voir la côte se découper au loin dans le levant !
(Cliquez sur la flèche dans le carré en bas à droite pour voir les photos en plein écran)
1ère partie.
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2ème partie
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